Vos questions - Apprendre à lire à mon enfant


Un enfant ne sait lire véritablement que lorsqu’il est capable d’associer les sons, de combiner les syllabes, de connaître l’importance de la ponctuation et de comprendre ce qu’il a lu.

L’apprentissage de la lecture comporte ainsi plusieurs étapes.

De quelle façon peut-on évaluer le niveau de lecture de son enfant et quand peut-on considérer qu’il sait déjà « bien lire » ?

 

Bien lire est une appréciation qui doit comporter plusieurs facteurs à évaluer :

  • La lecture aisée de sons isolés (ex. : ou, on , an, ouin, etc.)
  • la lecture aisée de syllabes isolées (ex. : « point », « train », etc.)
  • la lecture de mots ou de phrases sans hésitation après lecture silencieuse et avec l'intonation si le contexte s'y prête.

 

Je vous propose un type d'évaluation dont le résultat pourra vous permettre de déterminer si votre enfant commence à bien lire :

  • Evaluer séparément les deux premiers points ci-dessus (sons isolés, syllabes isolées).
  • Fournir à l'enfant un court texte dont vous savez qu'il est en mesure de maîtriser son sens.
  • Lui donner le temps de le lire silencieusement.
  • Lui proposer d'enregistrer sa lecture afin qu'il se réécoute avec vous et qu'il s'évalue.

 

Peu à peu, vous pourrez constater avec plaisir que votre enfant sait bien lire.

Ma fille a 6 ans et je souhaite commencer à lui apprendre à lire, indépendamment de l’école. Comment m’y prendre ?

 

6 ans, c'est l'age de l'apprentissage au CP.
Si l'enfant n'est pas encore au CP, il est tout à fait possible de lui apprendre à lire, à condition qu'il en manifeste vraiment le désir.

 

Voici quelques conseils :

  • Assurez-vous qu'il est prêt (faites avec lui de petits jeux de lecture, sur le site http://www.methodesbordas.fr par exemple).
  • Faites-lui reconnaître les sons ;veillez à ce qu'il nomme chaque lettre de l'alphabet.
  • Prenez la Méthode de lecture pour tous les enfants comme un livre ordinaire et faire avec lui de petites séances de 10 minutes.
  • Continuez à lui lire des histoires et n’oubliez pas de lui laisser les lire à son tour pour qu'il essaie « seul » avec ses acquis.

 Y a-t-il des règles à respecter quand on veut aider son enfant dans son apprentissage de la lecture ?

 

Voici quelques principes simples :

 

  • Sachez repérer les moments opportuns pour la lecture : après le goûter, avant de dormir…
  • Ne fixez pas de date « butoir » pour terminer un livre.
    De même, acceptez que votre enfant n’ait pas envie de finir un ouvrage.
  • Evitez de transformer la séance de lecture en interrogatoire !
    En revanche, intéressez-vous à la manière dont il a perçu le livre, en lui demandant ce qui lui a plu et pourquoi.
  •  Ne lui imposez aucun type de livre.
    Si votre enfant aime les bandes dessinées, laissez-le faire, et proposez-lui à l’occasion un autre genre d’ouvrage
  • Enfin, d’un point de vue plus « technique », efforcez-vous de bien prononcer les liaisons en vous adressant à lui car on a souvent tendance à s’exprimer sans y prêter grande attention (ex. : Tu es ici chez toi.).

Ma fille sait lire depuis quelques mois mais me réclame toujours de lui lire des histoires. Qu’en pensez-vous ?

 

Même lorsque votre enfant sait lire, vous pouvez continuer de lui conter des histoires à haute voix, afin de l’habituer à entendre une lecture fluide et de préserver ces moments d’intimité.

 

Veillez simplement à alterner avec des séances où c’est elle qui lit, seule ou en votre compagnie.

Aucun apprentissage n’est aussi chargé d’affectif que la lecture. C’est pourquoi, vous devrez faire preuve de patience, et valoriser les acquis et les progrès de votre enfant.
À chaque étape de sa progression, il a besoin d’encouragements. Gardez en tête cette règle simple : la règle des 3 B.

 

Dites-lui que ce qu’il lit :

 

  • est « Bien », dès l’instant où il achève sa lecture
  • est « Bon », dès l’instant où il le fait sans erreur
  • est « Beau », dès l’instant où il y met l’intonation souhaitée.

L’implication active des parents dans l’apprentissage de leur enfant est tout à fait conseillée.

Seule précaution, préciser dès le départ le rôle de chacun afin que votre enfant ne se sente pas tiraillé entre « deux écoles ».
Il faut bien lui expliquer que l’on apprend à lire à l’école et à la maison en même temps, que l’apprentissage est aussi important quel que soit le lieu, et que l’objectif reste identique.
Pour participer efficacement à l’apprentissage de votre enfant à la lecture, dites-lui que ce qui est travaillé en classe peut être revu à la maison et que, réciproquement, ce qu’il apprend avec ses parents lui sera utile à l’école.
Il est absolument nécessaire qu’il ne dissocie pas ces deux situations.

 

Par ailleurs, il est indispensable de rencontrer l’instituteur de votre enfant. Il ne faut pas hésiter à lui parler si nécessaire du comportement de son enfant face à la lecture ou des avancées de son apprentissage.
Cela ne sera en aucun cas interprété comme une volonté d’ingérence dans sa pédagogie.

Aider son enfant à apprendre à lire est un des plus beaux cadeaux que l’on puisse lui offrir. C’est lui donner les clés d’un royaume d’une richesse illimitée car les lectures ne sont pas les mêmes aux différentes étapes de la vie.

En ce sens, on peut dire que l’on n’a jamais fini d’apprendre à lire et que la lecture, cette merveilleuse compagne, suivra le lecteur tout au long de son existence.

Amener son enfant à lire à la maison sans qu’il se sente « forcé », comme à l’école

 

Le cadre familial, rassurant pour l’enfant, fournit de multiples situations de lecture. Certains lieux sont évidemment favorables comme le salon, où l’enfant peut souvent trouver des livres, des journaux, des magazines, des programmes de télévision...
Il pourra à la fois s’y entraîner à la lecture, mais aussi, progressivement, développer son esprit critique.
D’autres lieux, plus inattendus, sont très propices à la lecture pour l’enfant en phase d’apprentissage.
C’est le cas par exemple de la cuisine : les recettes permettent à l’enfant de lire dans un contexte inhabituel, pour le seul plaisir d’aider sa maman !
De même pour les marques et mentions qui figurent sur l’emballage des différents produits, ou encore les « petits mots » laissés sur la porte du réfrigérateur...

Les occasions sont nombreuses, sachez les exploiter !

En tant que jeune maman, j’appréhende un peu le moment où mon fils va commencer à apprendre à lire. De quelle façon faut-il s’impliquer ? N’est-ce pas préférable de laisser l’école se charger entièrement de cette lourde tâche ?

 

L’apprentissage de la lecture peut être comparé à apprendre à marcher ou à conduire.

C’est un parcours semé d’embûches.

Mais à aucun moment il ne faut laisser l’angoisse ou le découragement prendre le dessus. Il est au contraire important que vous rassuriez votre enfant et que vous l’accompagniez dans son apprentissage, sans pour autant aller à l’encontre de l’école.

 

Un enfant en phase d’apprentissage a besoin de lire dans des cadres différents : la classe, la bibliothèque, la maison… S’il y a un lieu propice à la lecture, c’est incontestablement le domicile parce qu’il symbolise le confort et la sécurité et qu’il permet de s’entraîner sans stress.

Mon fils de 6 ans est au CP et rencontre de grandes difficultés dans l’apprentissage de la lecture. Il est dernier de sa classe et très découragé (ses parents aussi !). Que me conseillez-vous comme méthodes de lecture et d'écriture qui pourraient l'aider dans son apprentissage ?

 

Il est inutile d'être si pessimiste fin novembre de l'année de CP, même s'il est vrai que certains enfants comprennent moins facilement que d'autres le système de l'assemblage. Vous pouvez commencer tout de suite à la maison la Méthode de lecture pour tous les enfants de Bordas. Au début de l’ouvrage, un livret destiné aux parents vous donnera tous les conseils pour bien utiliser la méthode.

Toutefois, pour ne pas le perturber davantage, veillez à expliquer à votre enfant qu’il ne s’agit pas d’une « autre méthode » mais d’un outil supplémentaire, qui va lui permettre de mieux lire en classe.

Mon fils est en grande section de maternelle et a un quotient intellectuel important. Nous préférons le laisser dans cette classe mais la psychologue nous conseille de lui apprendre à lire (il est lui-même très demandeur). J'aimerais trouver une méthode purement syllabique pour démarrer. Pouvez-vous me conseiller un ouvrage ?

 

Je vous conseille d'utiliser la Méthode de lecture pour tous les enfants dont je suis l'auteur car, si elle n'est pas purement syllabique, elle a un départ syllabique.

L'intérêt supplémentaire pour votre enfant est qu'en même temps, cette méthode va l’aider à enrichir son vocabulaire et lui permettre de comprendre la structure des phrases, ainsi que l'importance de la ponctuation et des majuscules.
Ainsi, non seulement vous lui apprendrez à lire, mais vous lui apporterez plus encore en lui montrant comment fonctionne l'écrit et quel est l'objectif de l'acquisition de la lecture.

Ma fille de 6 ans, en CP cette année, a des problèmes pour déchiffrer certains sons (elle confond des lettres). Sa maîtresse me conseille de l’aider en lui faisant lire des textes simples. Quelle méthode et quels ouvrages pourrais-je utiliser, adaptés à sa classe ?

 

La maîtresse vous a donné un bon conseil.
Vous pouvez vous appuyer sur la Méthode de lecture pour tous les enfants dont je suis l'auteur et qui comporte des petits textes pour démarrer.

 

Voici quelques conseils « pratiques » :

  • Allez lentement.
    Assurez-vous que chaque page est acquise avant de passer à la suivante et revoyez régulièrement les pages précédentes.
    N'hésitez pas à introduire cela sous forme de jeux, de points à gagner, à la manière d'un entraînement « sportif »
  • Profitez des périodes de vacances, notamment des grandes vacances, au moment où il n'y a plus de contact avec l'école.
    Votre enfant vivra ce travail comme une préparation à l'entrée dans la classe suivante.
    Elle pourra se dire que grâce à ce qu'elle aura fait avec papa et maman, elle ne sera plus sujette aux confusions. Cela peut la motiver.

Tous les parents sont, un jour ou l’autre, confrontés à ce phénomène : subitement et de manière imprévisible, l’attitude de leur enfant face à la lecture change.

Il semble dégagé de toute gêne et découvre même seul des étapes non étudiées qu’il franchit avec succès. C’est le fameux « déclic ».

 

Il s’agit de la connexion des nombreuses opérations mentales nécessaires pour lire. Le cerveau, entraîné et conforté par les réussites, met en œuvre les bonnes stratégies déductives.
On entend souvent parler de ce phénomène qui aurait lieu dans un grand nombre de cas vers Noël, l’année du CP.

 

Prudence cependant : inutile de s’angoisser si le fameux déclic tarde à venir.
En effet, lire c’est aussi grandir, et les enfants ne grandissent pas à date fixe.

Comment savoir si son enfant est visuel ou auditif ? Quel est le bon équilibre ? 

 

Votre enfant est plutôt « visuel » s’il a besoin de voir l’écriture d’un mot pour le mémoriser. Il est davantage « auditif » s’il a besoin de l’entendre.
L’apprentissage de la lecture ne doit pas privilégier l’un des aspects au détriment de l’autre.

 

Vous devez veiller à rétablir l’équilibre, en lui faisant exercer son oreille (distinction des sons, rythme des phrases, accents de la langue...) ou son œil (différence entre les images, les formes, les mots...) si nécessaire.

Oui, la lecture à haute voix est très importante car elle favorise la compréhension de l’enfant grâce à la ponctuation et aux liaisons : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ».

 

Aussi, continuer la lecture à haute voix donnera à votre enfant de l’aisance en expression orale, une des priorités imposées par les nouvelles Instructions Officielles.

Ma fille est en CP et à des difficultés pour « entendre » les syllabes et les associer pour en faire des mots. Comment l’aider ?

 

Précisons, avant d'aller plus loin, que l'on travaille la syllabe pour l'écrit et qu'il existe deux types de syllabes (orale et écrite).
Le cas de votre fille ne concerne visiblement que l'écoute des syllabes. Pour l'aider, il est souhaitable de lui faire entendre des mots avec autant de syllabes orales que de syllabes écrites.
Un exemple avec le mot « artichaut ».

 

  • Prononcez à l'enfant le mot et faites-le lui répéter en mettant la main devant la bouche.
  • À chaque émission de souffle correspond une syllabe. L'enfant dira donc trois syllabes.
  • Les mots qui comportent des syllabes écrites mais pas orales (comme « chaise », « polichinelle », etc.) sont cependant à éviter pour cet exercice.

Il y a deux types de confusions auxquelles votre enfant se trouve peut-être confronté : une confusion visuelle ou une confusion auditive. Voici quelques pistes pour vous aider.

 

En cas de confusion visuelle :

 

  • entre n et m : L'enfant n'a pas compris que « n » a un pont et « m » deux ponts. Je vous conseille d'écrire « n » et « m » sur deux étiquettes et de prononcer des mots qui commencent par l'une ou l'autre lettre. À chaque fois, votre enfant devra désigner l'étiquette qui comporte la bonne lettre. Exemple : « noël » : l'enfant dit « n n n n » et montre la lettre sur l'étiquette.
  • entre d et b : Ici, « d » à un gros « derrière » et « b » un gros « bedon »... Un jeu similaire à celui proposé pour « n et m » peut être pratiqué.

 

En cas de confusion auditive :

  • entre p et t : Ici, montrer l'étiquette de la lettre « p » (« pe... ») et demander à l'enfant de la prononcer très fort devant un miroir. Idem avec la lettre « t » (« te »).
  • Il s’agit d’associer la lettre et le bruit que l'on fait avec.

Comment faire différencier à mon enfant l'accent aigu et l'accent grave ?

 

Voici deux astuces pour aider vote enfant à ne plus confondre les accents.

La différenciation prioritaire passe par le corporel.

Il faut que l'enfant trace dans l'air un accent aigu ou grave au-dessus d'un « e ».

Par exemple :

 

  • Sur un carton, à hauteur de sa poitrine, tracez un « e » et donnez à votre enfant un feutre
  • Faites-lui pointer le départ de l'accent au-dessus du « e », à droite pour l'accent aigu, à gauche pour l'accent grave.
  • Faites-lui dire « é » en même temps qu'il le trace en l'air.
    Faire la même chose pour le « è ».
  • Le corps assimile ainsi le sens de l'accent et le son qu'il produit.

  • Faites-lui repérer, dans une page, tous les « e » qui portent un accent.
  • Quand il dit « é », demandez-lui de repasser, avec le doigt, le sens de l'accent de point de départ.

Quels sont les points forts et les points faibles des visuels et des auditifs ? Comment exploiter ses caractéristiques dans l’apprentissage de la lecture ?

 

Une personne dite « visuelle » a tendance à photographier le mot.

  • Il faut lui apprendre à « oraliser » ce qu'elle voit pour qu'elle entende le son qu'elle a vu. La lecture à haute voix lui est indispensable.
  • Il est important d’habituer un enfant visuel à se dire le texte dans sa tête.
  • Point positif, le visuel est plus sensible à la ponctuation, à la longueur des mots, aux détails en général, et aura ainsi bien souvent des facilités en orthographe.
  • Un « auditif » est capable de repérer un son n'importe où en le situant dans le mot lorsqu’il l’entend (1re, 2e ou 3e syllabe ou 1re, 2e ou 3e position).

  • Il faut demander à un enfant auditif de montrer avec le doigt d'abord le mot dans lequel il a entendu le son, puis la syllabe.
  • Puis, lui faire épeler la graphie du son afin qu'il l’entende en même temps qu'il la voit.
  • Pour un auditif, il est important d’insister à la fois sur le regard et sur la voix.

Voici ce qui est dit à ce propos dans les Programmes officiels de l’école primaire :

" Le maître utilise des supports variés :

  • le livre, dont la découverte, la manipulation et l’utilisation sont indispensables ;
  • le manuel scolaire
  • des instruments et des documents divers : les dictionnaires, l’ordinateur, la presse, certains jeux éducatifs, les références élaborées en classe avec le concours des élèves (tableaux, répertoires, panneaux d’affichage…). "

(Programmes de l'école primaire, CNDP, 1995, p.45)

 

Toutefois, il ne s’agit là que d’un éventail des possibles et l’entière liberté est laissée à l’enseignant.

Surtout pas! Si votre enfant aime les bandes dessinées, laissez-lui ce plaisir.

Celles-ci sont très intéressantes pour le lien qu’elles font entre le scénario et le déroulement de l’histoire ; l’enfant doit suivre les vignettes dans l’ordre, quelle que soit leur disposition dans la page.

 

Par ailleurs, les bulles des BD favorisent une lecture expressive, qui amène l’enfant à « vivre » le récit : la lecture à haute voix (notamment des nombreuses onomatopées) et si possible à plusieurs, est vivement conseillée.

La lecture sur ordinateur ne présente pas de différence fondamentale avec la lecture traditionnelle.
Veillez cependant à :

 

  • Placer l’écran de l’ordinateur perpendiculairement aux sources lumineuses (fenêtre, lampe...) pour supprimer les reflets.
  • Régler la hauteur du siège afin que votre enfant ait les coudes surélevés par rapport à la table (pensez aussi au repose-pied qui évitera à ses jambes de pendre dans le vide).
  • Diminuer le volume sonore pour favoriser une meilleure concentration.

Non, car votre enfant peut s’amuser à y lire des petits textes dans un temps limité (sous-titres, génériques...) ou des visuels (carte météo...). Il s’habitue ainsi à balayer l’écran des yeux pour aller « à la pêche » du message écrit.

Afin de rendre cette activité plus « pédagogique », vous pouvez par exemple profiter d’une publicité pour organiser un petit jeu avec votre enfant : lui faire repérer des mots ou des phrases sur l'écran, qui l’entraîneront à la lecture rapide.

Faites toutefois attention à ce que cela ne le fatigue pas.

S’il est nécessaire de laisser son enfant découvrir seul des textes, cela ne dispense pas les parents de les lire auparavant.

Ainsi, vous pourrez plus facilement répondre aux questions qu’il sera amené à se poser.

Comment amener son enfant à passer de l’apprentissage « de base » à la lecture de « vrais » textes ?

 

Très rapidement, après le début de l’apprentissage, il est nécessaire de diversifier les supports de lecture.

Vous trouverez au quotidien de nombreuses occasions de faire lire votre enfant : consultation du dictionnaire, courses au supermarché (lecture des promotions, de la liste des achats), etc. Gardez à l’esprit que la lecture est omniprésente dans nos vies, que ce soit sur les affiches publicitaires, les enseignes de magasins ou même à la télévision.

 

Un peu plus tard, lorsque votre enfant se sentira plus à l’aise, il sera temps de passer à des textes plus longs. La littérature de jeunesse est foisonnante, offrant un large choix d’ouvrages dont il faut faire profiter son enfant.

Je recherche du matériel, des jeux, des activités pour compléter une méthode de lecture syllabique

 

Vous avez tout à fait raison de jouer avec votre enfant pour développer son appétit de lecture.

Voici quelques propositions.

 

Jeu 1 : 

  • Vous cousez sur une paire de chaussettes des « scratchs ».
  •  Suspendez ensuite les chaussettes.
  • Fabriquez également des étiquettes (qui viendront se coller sur les chaussettes) avec les syllabes que connaît l'enfant.
  • L'enfant va chercher les étiquettes dans une boite et les colle puis les lit.
    Utiliser des chaussettes rend ce jeu « amusant » mais vous pouvez penser à d'autres supports, pourvu que cela reste très ludique.

Jeu 2 : Le jeu de pouce-pouce.

  • Procurez-vous une ou deux boîtes à œufs

Ecrivez des syllabes sur les œufs. L'enfant change les œufs de place et compose ainsi des mots, qu'il peut alors lire.

 

Il existe des livres pour les tout jeunes lecteurs, mais préférez les livres les moins illustrés, car les illustrations risquent de suggérer le texte.